Quelques bonnes pratiques de publication au sein du PEPR FORESTT

Découvrez plusieurs recommandations de bonnes pratiques pour la publication de vos articles au sein du PEPR FORESTT.

« Libre de choisir son support de publication »

Le principe de base de la publication scientifique reste la liberté académique des auteurs vis-à-vis de la pluralité des modèles économiques (tableau 1) de publication. Ce préalable étant posé, la liberté de publication ne doit pas se faire à n’importe quel prix. À ce titre, les recommandations suivantes méritent d’être rappelées notamment au regard (i) des publications issues des projets financés dans le cadre du PEPR FORESTT, relevant de l’ANR et de sa politique de science ouverte (https://anr.fr/fr/lanr/engagements/la-science-ouverte/), et (ii) de pratiques d’édition douteuses.

Tableau 1 : Différents modèles économiques de publication : 

Tableau 1.png

Recommandation n°1 : « Privilégiez le dépôt dans une archive ouverte »

Considérant l’objectif des Établissements de recherche français(1) d’atteindre 100% de publications librement accessibles à l’horizon 2030(2), il s’agit avant tout de privilégier un dépôt dans une archive ouverte (comme HAL en France) et.ou un entrepôt pour les productions associées, de type jeux de données, codes… Rappelons également que les pratiques de science ouverte sont associées à une augmentation des citations(3).

Recommandation n°2 : « Restez vigilant vis-à-vis des pratiques douteuses de certains éditeurs » 

Même s’il n’existe pas de définition universelle acceptée de ce qu’on pourrait qualifier de « revue prédatrice », une sollicitation agressive, une quasi absence de peer-review ou de piètre qualité, des APC (article processing charge) excessifs etc… constituent de bons indicateurs. Predatory Journals(4) — est une base en ligne active recensant des revues et éditeurs prédateurs, mise à jour régulièrement ; on y retrouve les journaux de MDPI et la série Frontiers In, par exemple.

En publiant ans de tels journaux, vous contribuez non seulement à leur bénéfice financier mais globalement vos articles sont aussi moins cités que dans les autres revues, quelle que soit leur qualité. Alors choisissez bien votre support de publication(5) et évitez :

  • Les éditeurs prédateurs qui publient un grand nombre d’articles, modulo le paiement d’APC(6), pour accroître leur chiffre d’affaires. Une bonne pratique est aussi de refuser de se laisser embarquer comme co-auteur dans de telles initiatives.
  • Les éditeurs qui imposent des APC trop élevés (à vous de fixer des limites) au regard des coûts de production(7).
  • Les éditeurs qui pratiquent le modèle hybride et donc le double paiement, à la fois pour lire (abonnement institutionnel) et pour publier en accès ouvert (modulo le paiement d’APC). Ici il convient d’être particulièrement vigilant sur les revues qui ne font pas partie d'accords « Lire et Publier » impliquant votre établissement. En effet, c'est uniquement dans ce cas qu'il est déconseillé de payer pour publier pour éviter de payer deux fois. En particulier, lorsque l'on publie dans une revue hybride qui fait partie de l'accord français « Couperin(8) », vous bénéficiez d'APC prépayés et on peut tout à fait publier en libre accès (puisque l'accord prend en compte les abonnements et les APC).

Nb1. Ici il convient d’être particulièrement vigilant sur les revues qui ne font pas partie d'accords « Lire et Publier » impliquant nos tutelles. En effet, c'est uniquement dans ce cas qu'il est déconseillé de payer les APC pour publier pour éviter de payer deux fois. En particulier, lorsque l'on publie dans une revue hybride qui fait partie de l'accord français « Couperin », nous bénéficions d'un APC prépayé et nous pouvons tout à fait publier en libre accès (puisque l'accord prend en compte les abonnements et les APC).

Nb2. Dans certains systèmes de soumission d’article, l’affiliation de l’auteur de correspondance est automatiquement scannée pour appliquer l’éventuelle remise ou défraiement en fonction des accords passés. Il convient cependant d’être attentif car dès que les quantités négociées dans le cadre de cet accord sont atteintes, les APC doivent être payés par l’auteur ! Pour les autres revues hybrides, il ne s’agit pas d’interdire mais de déconseiller de publier.

En corolaire de cette recommandation, privilégiez les journaux tenus par les sociétés savantes dont les bénéfices servent à développer la discipline en finançant des congrès et soutenant des jeunes chercheurs par exemple, ainsi qu’à maintenir des activités éditoriales non lucratives. Ceci étant dit tout journal de société savante n’est pas automatiquement vertueux, alors vérifiez vous-même son modèle économique, la politique de droits d’auteurs et son adhésion au Plan S.

Recommandations n°3 : « Rendez vos publications accessibles sous licence CC-BY, quelque soit le modèle économique de publication choisi »

Lorsque vous publiez dans une revue avec abonnement, mettez en œuvre la stratégie de non-cession des droits en apposant une licence Creative Commons CC-BY sur toutes les versions antérieures à la version publiée par l’éditeur. Cette bonne pratique(9) vous évitera l’embargo de 6 mois (en biologie) ou 12 mois (en SHS) sur le post-print (version auteur acceptée par la revue) déposé dans HAL.

Nb1. Outil https://openpolicyfinder.jisc.ac.uk/ qui permet de vérifier pour chaque revue les délais d'embargo pour l'archivage

Nb2. La stratégie de non-cession des droits est un outil juridique permettant de conserver suffisamment de droits sur ses articles scientifiques et ainsi permettre leur mise à disposition en accès ouvert immédiat (sans embargo sur les versions « auteurs », quel que soit le modèle de diffusion de la revue. Elle contribue à garantir une circulation rapide et sans frein de la connaissance, au sein de la communauté scientifique et au-delà

Nb3. Ne jamais signer de « copyrigth transfer agreement » mais plutôt une « licence to publish ». Si un CTA a été signé, déposez votre article dans une archive ouverte en appliquant les droits donnés par la loi Lemaire.

Nb4. La licence CC-BY permet la traduction d'un article dans toute autre langue que celle originelle, ce qui est favorable à son appropriation par toutes les communautés linguistiques.

Recommandation n°4 : « Vérifiez les caractéristiques de la revue dans laquelle vous souhaitez publier »

À l’aide de l'outil https://journalcheckertool.org/ vous pouvez vérifier selon la revue et le type de financement, la solution proposée pour être en conformité avec les préconisations de la coalition S (https://www.coalition-s.org/plan-s-funders-implementation/ ).

Selon votre domaine, il existe aussi des listes de journaux plus vertueux. Par exemple ici https://ecoevorxiv.org/repository/view/9495/ dans le domaine de l’écologie et de l’évolution.

La direction du PEPR FORESTT, ainsi que les porteurs des 15 projets, ont clairement affiché leur ambition de favoriser la science ouverte et la diffusion rapide des connaissances, réduire la dépendance au système classique des éditeurs commerciaux, donner plus de visibilité et de reconnaissance au travail des chercheurs et des relecteurs.  Cette ambition est incarnée par la revue PCJhttps://peercommunityin.org/pc-journal/.

Recommandation n°5 : « Faire preuve de transparence :  indiquez si vous avez utilisé un assistant d’IA, notamment une IAG » 

Limiter les usages superflus de l’IA générative à une éventuelle assistance linguistique ou formelle et soyez transparent en l’écrivant explicitement dans un paragraphe du type « Use of Artificial Intelligence (AI) and AI-assisted Tools » à la fin de votre article :

  • The authors declare that no artificial intelligence tools were used in the preparation of this manuscript.
  • The authors used an AI-based language model (xxx) to assist with minor editorial improvements and language refinement. No AI tools were used for data generation, analysis, interpretation, or decision-making. The authors critically reviewed, edited, and validated all AI-generated content and assume full responsibility for the final manuscript.
  • During the preparation of this manuscript, two AI-assisted tools were used for language improvement exclusively: xxx  and yyy. xxx was used to enhance clarity, consistency in language, and refine the academic writing style. yyy was employed to support grammar checking and spelling correction. All outputs from these tools were critically reviewed, edited, and approved by the authors to ensure accuracy, integrity, and originality.

En cas d’utilisation autre, justifiée (ex. aide au code, appui à la rédaction, exploration d’un sujet), rajouter un pictogramme ad hoc ou un paragraphe du type « Use of Artificial Intelligence (AI) and AI-assisted Tools » à la fin de votre article, du style :

  • AI-assisted tools were used to enhance graphical presentation and improve figure layout. No AI tools were used for data analysis, interpretation, or generation of results. All figures were validated by the authors.
  • During the preparation of this study, the authors used xxx to assist with code development, including syntax suggestions and debugging support. The AI tool did not generate scientific hypotheses, experimental design, or interpret results. All code was reviewed, tested, and validated by the authors, who take full responsibility for its accuracy and the integrity of the results.

Recommandation n°6 : « Ajoutez la phrase suivante dans les remerciements »

Cette phrase de remerciement doit obligatoirement être intégrée dans toutes les publications ayant bénéficié du soutien du PEPR FORESTT (engagement contractuel) :

  • Version française :
    Ce travail a bénéficié d'une aide de l'État gérée par l'Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 dans le cadre du PEPR « Résilience des Forêts » (FORESTT) et portant la référence « ANR-**-PEFO-**** ».
  • Version anglaise :
    This work received government funding managed by the Agence Nationale de la Recherche under the France 2030 program as part of the “Forest Resilience” research program (PEPR FORESTT), reference number “ANR-**-PEFO-****”.

Références des projets (** année de signature du CAA ; **** code projet) :

  • Projet gouvernance : ANR-24-PEFO-0001
  • Projet ciblé REGE-ADAPT : ANR-24-PEFO-0006
  • Projet ciblé X-RISKS : ANR-24-PEFO-0005
  • Projet ciblé MONITOR : ANR-24-PEFO-0003
  • Projet ciblé FORESTT-HUB : ANR-24-PEFO-0002
  • Projet ciblé NUM-DATA : ANR-24-PEFO-0004
  • Projet BOSFOR : ANR-25-PEFO-0001
  • Projet DoForChange :  ANR-25-PEFO-0002
  • Projet FEVER :  ANR-25-PEFO-0003
  • Projet MADE IN France :  ANR-25-PEFO-0004
  • Projet MALADAP-TREE : ANR-25-PEFO-0005
  • Projet MASSIF :  ANR-25-PEFO-0006
  • Projet MICROFOREST : ANR-25-PEFO-0007
  • Projet QWERTY :  ANR-25-PEFO-0008
  • Projet TOOLS-FOR-ADAPT :  ANR-25-PEFO-0009
  • Projet WIND-SWEEP : ANR-25-PEFO-0010

Recommandation n°7 : « Déposez et visibilisez vos productions dans HAL »

Le PEPR FORESTT dispose d’une collection HAL. Il vous faut obligatoirement déposer vos publications sur HAL et compléter le champ « Projet ANR » avec le code du projet (voir recommandation n°6) pour que les publications remontent automatiquement dans la collection HAL du programme (cf. capture ci-dessous).

Capture HAL.png

Références